Un parfum de sortie

Où une odeur sensée charmer atteint l'objectif exactement inverse...

Sortie du samedi soir

C’était il y a longtemps. Un samedi soir. On sortait à la fête de la petite ville d’à côté.

J’emmenais deux amies. Dont une deviendra mon épouse. Derniers préparatifs, on se fait tout beau, chacun à sa manière. Je pense maintenant que le naturel et la fraîcheur de la jeunesse permettent d’être toujours prêts…. Mais a chacun sa recherche d’absolu et surtout son hésitation par rapport à l’image qu’on donne de soi. Là aussi, c’est le propre des jeunes années.

On sort de la voiture pour aller chercher l’amie qui nous accompagne. Un dernier spray de parfum. Je le vois encore, dans le hall d’entrée, devant le miroir accroché au-dessus de la commode, et la voilà sur la banquette arrière.

Malaise parfumé

Un blanc. Tout de suite j’ai compris que cela n’irait pas. Je ne dis rien, je mords ma langue (au propre comme au figuré), ouvre ma vitre. Non, ce n’est pas possible. Après avoir roulé quelques centaines de mètres dans la campagne, je m’arrête et laisser repasser le souper dans l’autre sens.

Je sais, ce n’est pas glamour. Je sais aussi que je n’ai rien osé dire. J’ai prétexté qu’une vilaine indigestion m’accompagnait ce jour-là. C’était d’ailleurs un excellent motif pour laisser ma fenêtre grande ouverte. Heureusement que la belle saison était là… J’ai pu terminer le trajet et filer loin de l’amie, vers d’autres odeurs.

Quelle odeur a-t-elle mes faveurs?

Il m'est impossible de définir pourquoi une odeur est insupportable. Et pourquoi une autre me chatouille le nez avec autant de bonheur. Enfin, si. Mais pas tout à fait.

Au rayon insupportable, la palme revient aux odeurs de vieux parfum (ou plutôt de parfum de vieux), capiteux, de poudre de beauté, … Il y a aussi les odeurs de friture (surtout de poisson, elles m’empêchent presque de respirer), les odeurs synthétiques, les odeurs de décomposition, les odeurs avec des composants volatils chimiques…

Maintenant, les odeurs agréables. D’emblée, j’avoue, je suis fan de la lavande vraie ou du lavandin. J’exulte d’entrer dans une pièce aux relents de lavande. Quel transport immédiat dans un univers de confort. Quelle fraîcheur ! Ma belle me met souvent e goute d’essence de lavande sur le coin de mon oreiller. La porte à une belle nuit. Mais attention, si je mets mon nez dessus, c’est trop fort pour moi et ce n’est plus agréable.


Les autres fragrances ? J’adore et je suis très sensible à l’odeur d’humus dans les bois en automne et au printemps. Odeur primaire de terre qui nous rappelle nos origines. Au printemps, au mois de mai, quand je vais courir, je ne rate jamais l’odeur de l’ail des ours. Il suffit d’aller en cueillir pour réaliser un redoutable pesto. Je connais tous les coins de ma région où en trouver.

Un parfum supportable?

Mais alors, je ne me parfume jamais ? Si. Pour ne rien vous cacher j’utilise un parfum de « L’Occitane » (malheureusement, pub gratuite, nom numéro de compte sur simple demande 😊). Je le trouve discret et pas trop prégnant.  J’aime aussi beaucoup le savon à l’huile d’olive. Chaque année, je profite d’une descente dans le sud pour en ramener mon stock pour les longs mois d’hiver. De petites savonneries en font de très bons et respectueux autant de la peau que du nez. Et le matin je ressens souvent un petit courant d’air parfumé qui passe discrètement.

Qu'est-ce qui fait la bonne odeur?

J’en reviens à la question posée plus haut. Pourquoi une odeur me paraît-elle agréable et une autre beaucoup moins ?

Je trouve que les odeurs naturelles sont pour la plupart supportables, même souvent agréables. Au contraire des odeurs anthropiques qui me sont beaucoup moins faciles à supporter. Même si elles sont conçues pour plaire et séduire.

 

Vous sentez bon vous?

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