L’odeur de la nuit

Ce soir, je partais faire mon petit tour de course dans les bois.
J’ai une bonne lampe pour courir; ce n’est toutefois pas un phare de rallye. J’en parlais, il n’y a pas très longtemps dans un article.
Quand, je vais courir, souvent je suis accompagné par mon copain à quatre pattes. Il adore cela, et il est tout fou quand il me voit prêt à partir et qu'il enfile son collier à clochette (au propre comme au figuré).
Je disais donc que ce soir, je partais faire mon petit tout tranquille. Je connais très bien les chemins, puisque je le les parcours à toute heure, par tous les temps et à toutes les saisons. 


Dans ce chemin-là que je sais très giboyeux, j’accroche le copain en laisse. J’y ai très souvent vu des chevreuils, sangliers, ou autre gibier à poils (eux, pas moi) ou à plumes. Ravissement et plaisir au cœur de la nature.
Ce soir, disais-je (je vais y arriver 😊), je passe et je sens

Je sens le sanglier.

Comme une évidence.
Comme quand vous sentez un diésel qui vous dépasse quand vous marchez le long de la route. J’avais à peine fini de me faire la réflexion que le copain poilu commence à tirer sur la laisse comme un sourd. Lui qui n’obéit pas trop mal, ce n’est pas dans ses habitudes.
Je relève ma lampe, je laisse mes yeux pénétrer l’obscurité, et qu’est-ce que je vois…. un sanglier qui avance un peu effrayé sur notre chemin.

Vous allez me dire que je n’ai pas de mérite de l'avoir repéré, parce qu’un cochon, cela ne sent pas vraiment la rose et que je sanglier et le cochon, finalement, s’ils ne sont pas frères, ils sont cousins.
Oui, je sais. N’empêche, cela vous est déjà arrivé de repérer un animal dans les bois rien qu’à l’odeur ? Amusant non ?

Surtout le plaisir de savoir que de petits bouts de nature existent encore et qu’il faut bien en profiter. C’est tellement beau… même si cela ne sent pas très bon… Odeur furtive.

Et le nez qui l’accroche…

Écrire commentaire

Commentaires: 0